Pourquoi un label de qualité ?

 

logo FV logo FV  Première source d’énergie renouvelable consommée en France, le chauffage au bois allie atouts environnementaux et économiques.

Le succès  de cette énergie, soutenue depuis plusieurs années par des incitations fiscales, s’appuie sur le développement d’appareils de chauffage de nouvelle génération, labellisés Flamme Verte, qui garantissent les meilleures performances énergétiques et environnementales, tout en préservant la qualité de l’air.

 

Lire aussi : Les aides financières

 

© Cheminées Philippe Cheminées Philippe  
© Cheminées Philippe
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Le label Flamme Verte a été lancé en 2000 par les fabricants d’appareils domestiques avec le concours de l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).

 

Sa vocation : promouvoir l’utilisation du bois par des appareils de chauffage performants dont la conception répond à une charte de qualité exigeante en termes de rendement énergétique et d’émissions polluantes, sur laquelle s'engagent les fabricants, signataires de la charte Flamme Verte.

 

Géré par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Flamme Verte labellise les appareils indépendants de chauffage au bois : foyers fermés/inserts, poêles à bois et à granulés de bois et cuisinières ainsi que les chaudières domestiques fonctionnant au bois bûche, à la plaquette forestière et aux granulés de bois. Pour obtenir le label Flamme Verte, les performances énergétiques et environnementales de chaque équipement sont contrôlées dans des laboratoires. En savoir plus

Le label Flamme Verte est soutenu par l’ADEME afin de répondre aux objectifs suivants de la France :

  • Le Plan d’action national en faveur des énergies renouvelables (2009-2020), déposé auprès de la Commission Européenne, fixe un objectif de 9 millions de logements chauffés au bois, à consommation constante de bois (6,5 Mtep (Millions de tonnes équivalent pétrole)
     
  • Le Plan National Santé Environnement 2 (PNSE2), fixe pour objectif une diminution de 30% d’ici fin 2015 des concentrations de particules fines dans l’air ambiant (seuil de 15 µg/m3 pour les PM2,5 en 2015). Ce plan sera réadapté dans le courant de l’année 2014

 

Grâce au label Flamme Verte et à la  commercialisation des premiers équipements répondant aux critères du label, d’importantes évolutions ont vu le jour. Rappelons, par exemple, que les rendements énergétiques ont augmenté d’au moins 30 % en moins de 10 ans et que les émissions de polluants dans les concentrations de fumées ont diminué considérablement. Ainsi, les émissions de monoxyde de carbone (CO), qui étaient supérieures à 1 % avant l’an 2000, se situent, aujourd’hui, à un maximum de 0,3 %. De leur côté, les émissions de particules fines (PM) ont été drastiquement réduites.

 

Evolution des rendements énergétiques

Les valeurs sont différentes en fonction des deux familles d'équipements : appareils indépendants et chaudières domestiques :

Critères Flamme Verte

Avant l’an 2000

Depuis 2015

Rendement énergétique

Appareils indépendants

Maximum de 40 %

 

Chaudières

Environ 60 %

Appareils indépendants

Minimum de 70 %

 

Chaudières

Minimum de 80 %

( chargement manuel)

 

Minimum de 85 %

(chargement automatique)

Monoxyde de carbone (CO)

Appareils indépendants

Plus de 1 %

 

Chaudières

0,64 %

(chargement manuel)

 

0,40 %

(chargement automatique)

 

Appareils indépendants

Maximum de 0,3 %

 

Chaudières

0,06 %

(chargement manuel)

 

0,04 %

(chargement automatique)

Particules fines (PM)

Appareils Indépendants*

500 mg/Nm3 à 13 % d'O2

 

Chaudières**

180 mg/Nm3

(chargement manuel)

 

180 mg/Nm3

(chargement automatique)

Appareils indépendants*

90 mg/Nm3 à 13 % d'O2

 

Chaudières**

60 mg/Nm3

(chargement manuel)

 

40 mg/Nm3

(chargement automatique)

*Valeurs exprimées à 13 % d'O2 selon les normes des produits en vigueur

**Valeurs exprimées à 10 % d'O2 selon la norme NF EN 303.5

Plus les performances de l’équipement sont élevées, moins l’on consommera de bois pour une même qualité de chauffage.

Respect de la qualité de l’air

La qualité de l’air extérieur est un enjeu sanitaire crucial qui doit être pris en compte par toute la population. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à 8,2 mois la réduction de l’espérance de vie en France attribuables aux seules émissions de particules fines.

 

En fonction de l’exposition aux particules fines, les impacts sanitaires sont différenciés. Une exposition de court terme suffit à accroître la mortalité cardio-respiratoire tandis qu’une exposition régulière accroît l’apparition d’asthme chez l’adulte, d’altération du développement de la fonction respiratoire chez l’enfant.

Toute activité humaine, y compris le chauffage domestique est source d’émissions de polluants dans l’atmosphère. De ce fait, les sources de pollutions atmosphériques sont multiples.

Provenance des émissions de particules fines en France

Source : CITEPA

Depuis le printemps 2011, la Commission européenne poursuit l’état français devant la Cour de justice pour non-respect des valeurs limites de qualité de l’air pour les émissions de particules fines au calibre 10 (PM10) dans de nombreuses agglomérations de plus de 100 000 habitants.

Consultez la brochure de l'ADEME : "La qualité de l'air et le chauffage au bois" au lien suivant :

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Afin de réduire les impacts sanitaires des différentes activités humaines et de ramener les niveaux de particules fines, mais également des autres facteurs de pollution, en dessous des valeurs limites européennes, des actions efficaces doivent être menées à court termes sur la qualité de l’air.

 

Ces actions se concrétisent en régions par l’entrée en application de trente-six Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) répertoriés sur l’ensemble du territoire français.

 

Où se situent les PPA ? (Plans de Protection de l'Atmosphère)

Si vous habitez dans une zone géographique concernée par un Plan de protection de l’atmosphère, reportez-vous à la page Le chauffage au bois dans votre région.