Garant de la qualité de l’air

Qu'entend-t-on par qualité de l'air ? De quels polluants parle-t-on ? Quel rôle y joue le chauffage au bois ?

De quels polluant s'agit-il ?

16279887 16279887   Les différents polluants émis dans l’atmosphère par l'activité humaine sont variés et leurs sources multiples. On considère que les principaux polluants atmosphériques sont les oxydes d'azote (NOx), les particules fines (PM10), les composés organiques volatiles (COV), le dioxyde de souffre (SO2), et l'amoniac (NH3).

 

Chaque polluant est émis par des sources variées et plus ou moins importantes. Ainsi le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (CITEPA), qui réalise chaque année l'inventaire de ces pollutions estime que, en 2020, la principale source de pollution aux oxydes d'azote était le transport (54% dont essentiellement du diesel). En parallèle la principale source d'émission de particules PM10 était l'usage résidentiel (34% dont essentiellement la combustion du bois), alors que le secteur agricole est responsable à 94% des pollutions d'amoniac, et l'industrie à 80% des émissions de dioxyde de souffre.

 

 

Provenance des émissions de particules fines (PM10) en France hexagonale

Repartition PM10 2020 Repartition PM10 2020  Source : CITEPA, Rapport SECTEN 2022

 

La qualité de l’air fait l’objet de préoccupations depuis de nombreuses années et apparait aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique. Depuis les année 90 les émissions de particules en France, toutes sources confondues, ont été divisées par 3.

 

Evolution des émissions de PM10 depuis 1990

Evolution des PM10 Evolution des PM10       Source : CITEPA, Rapport SECTEN 2022

 

Ce bon résultat au niveau national ne doit pas occulter que des émissions plus élevées que les seuils autorisés peuvent encore être constatées dans certaines régions. A titre d'exemple, dans son bilan annuel sur la qualité de l'air la France enregistrait en 2021, 5 agglomérations ayant dépassé les seuils de NOx (Paris, Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, Rouen et Perpignan), et 4 agglomérations ayant dépassé les seuils de particules dans les départements d'Outre-Mer (en Guadeloupe, Martinique et Mayotte) à cause de vents transportant du sable du sahara.

 

Une pollution avec des pics saisonniers

Des pics de pollution aux particules se produisent principalement en hiver et au printemps. Au printemps les pics d’émissions viennent principalement de l’agriculture notamment des épandages d’engrais. Mais en hiver, habituellement dissipés par le vent ou la pluie, les pics de pollutions sont amplifiés par plusieurs facteurs climatiques. L’absence de vent ou de pluie, et la formation d’anticyclone créent un couvercle de pollution au-dessus des zones d’émissions. En effet en hiver, avec un soleil plus bas, la terre se refroidit plus vite que l'atmosphère qui reste mieux ensoleillée. Cela crée un couvercle d’air chaud qui emprisonne les couches d’air froid inférieures, favorisant ainsi l’accumulation de polluants.

A émissions constantes il y a donc mécaniquement plus de pic de concentration de polluant en hiver.

 

Impact de la performance environnementale des appareils

La filière du chauffage au bois s'est saisie de cet enjeu et a fait de gros progrès techniques afin de réduire les émissions des nouveaux appareils de chauffage au bois.

Aujourd'hui 80% des émissions liées au chauffage au bois viennent du parc ancien installé et des cheminées à foyer ouvert. On considère qu'un appareil performant émet aujourd'hui 10 fois de particules qu'un appareil ancien ou un foyer ouvert.

 

Facteurs d'emissions Facteurs d'emissions  

 

 

Créé en 2000 à l’initiative de l’ADEME et des industriels, le label Flamme Verte a justement permis d’encourager le développement des appareils les moins émetteurs de particules en imposant aux appareils labélisés, un seuil d’émission de particules dans les fumées.

Le remplacement du parc ancien par des appareils performants reste donc un enjeu majeur pour améliorer la qualité de l'air.

 

La qualité du combustible

qualite-combustible qualite-combustible  

 

 

 

Selon une étude publiée par le CERIC en 2017, le type de combustible utilisé joue également un rôle très important sur les niveaux d’émissions lors de la combustion du bois. Un combustible de qualité et utilisé dans de bonnes conditions peut permettre de diviser jusque par 10 les émissions par rapport à l’utilisation d’un bois non labélisé ou simplement d’un bois pas assez sec.

 Source : CERIC

 

C’est pour cela que l’utilisation d’un appareil labélisé Flamme Verte doit s’accompagner de bonnes pratiques du consommateur : utilisation d’un bois sec, allumage du feu par le haut, entretien régulier de l’appareil (vider le cendrier) et ramonage du conduit au moins une fois par an par un ramoneur professionnel.

Actions afin de préserver la qualité de l'air

Afin de réduire les impacts sanitaires des différentes activités humaines et de ramener les niveaux de particules fines, mais également des autres facteurs de pollution, en dessous des valeurs limites européennes, des actions efficaces doivent être menées à court termes sur la qualité de l’air.

 

Ces actions se concrétisent en régions par l’entrée en application de Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) répertoriés sur l’ensemble du territoire français. Ces plans permettent entre autre d'établir des stratégies pour favoriser le remplacement des appareils anciens par des appareils modernes faiblement émetteurs.

 

Financée par les Régions et l'ADEME, l'aide du Fonds Air vous permet également de remplacer votre ancien appareil de chauffage au bois, par un appareil très performant. Ces nouveaux appareils performants doivent répondre aux exigences du label Flamme verte.